Déterminisme et libre arbitre

Quelques uns d’entre nous essaient de dégager le rôle des astres (influence ou synchronicité ; déterminisme ou liberté). La réponse n’est certes pas pour aujourd’hui. Par ailleurs, elle ne nous appartient pas… et bien que le sujet soit très intéressant, il semble qu’il y a là surtout une question de foi très personnelle qui oppose plus qu’il ne rassemble (normal : la foi est un concept très ambivalent). A quoi peut bien servir la réponse à une telle interrogation ?

Pour ma part, j’ai une idée très simple : Partons d’un exemple de transit. Et bien, le transit planétaire ne sera que ce que la personne en fera. L’énergie libérée ou entravée peut être utilisée ou bien déviée ou ignorée. Evidemment, je considère là que les planètes sont une énergie qui vient jusqu’à moi et j’accepte que les angles formés dans le ciel créent des forces actives ou réactives. J’accepte aussi d’être le résultat de la focalisation des énergies astrales en œuvre au moment de ma naissance et d’en porter les traces durant toute ma vie. Ces traces (ou empreinte) pouvant se modifier jusqu’à l’heure de ma mort. Et là, zut, il y a un peu de déterminisme dans mon discours. Mais c’est là la loi du monde non ? Pourquoi naître dans une Afrique affamée et non dans la chaleur d’un foyer européen… Et comme une sceptique que je suis, je doute alors du raisonnement qui me paraissait tout à l’heure très cohérent. Finalement la question du déterminisme ne serait-elle pas juste une masturbation de cervelle très stérile ?

J'ai relevé dans deux ouvrages des extraits qui en traitent et je les soumets à ceux que cela peut intéresser :
"Histoire de l'Astrologie " de Wilhem Knappick, Vernal, Philippe Lebaud Editeur
"Retour à Samarkande" de Robert Ambelain, Editions Robert Laffont

Origène(185-254) influencé par la pensée de Platon pensait que le fatalisme astral comme la doctrine platonicienne du libre choix du destin était une erreur. En effet, la Providence n’excluerait pas lelibre arbitre car les astres ne pouvaient rien produire par eux même. Ils pouvaient seulement indiquer ce qui pour Dieu était simultané ou concomitant mais qui en fait était anticipé et nous paraissait consécutif.t

Dans un écrit datant des premiers temps du christianisme, les Pseudo-Clémentines qui reproduisaient les entretiens du païen Faustus avec l’évêque Clément sur la nature et la valeur de l’astrologie, on trouve déjà l’adage si souvent cité : astra inclinant, non necessitant. Une telle astrologie christianisée qui ne voit dans les configurations que des signes divins et laisse à l’homme son libre arbitre pouvait très bien trouver des adeptes parmi les Chrétiens et même dans le clergé.

Les astres ont-ils unes influence ?

La position de Plotin : les positions des astres dans le ciel expriment les pensées et les états d’âme de l’Etre cosmique et ne peuvent qu’exercer leur action ou apporter des indications sur les événements d’ordre physique, sur le corps et sur ses pulsions.

Le fatalisme astral

Manilius dans ses astronomiques reprend la thèse stoïcienne " fata regunt orbem, certa stant omnia lege (le destin gouverne le monde, l’univers est régi par une loi inflexible) pronant l’acceptation de son destin.

Dans l’astrologie horaire ou horoscopie catarchaïque : l'action astrale est continue - Les astres sont des signes

Dans l’astrologie généthliaque : On considère que l'empreinte astrale de l’individu est permanentes et que les astres marquent le caractère de leur empreinte - Destin prédéterminé et contraignant

L’Astrologie opérative réunit l’astrologie médicale (qui suppose l’existence d’une mélothésie -système de correspondance entre l’organisme humain et l’organisme universel- ) et l’astrologie magique