Du thé à manger

Au Xishuangbanna (Chine), en Thaillande, et en Birmanie s'est conservé l'usage, en vogue jadis aux marches de la Chine, de consommer le thé comme un légume, non comme un breuvage.
Miang en dai, myam en palawng (môn-khmer) désignent une choucroute de thé. Après cueillette, les feuilles sont cuites à la vapeur, serrées dans des feuilles de bananier, ou des sections de bambou, et mises à fermenter, entassées dans des jarres, pendant plusieurs mois voir un an. Au terme du processus, elles sont lavées avec soin, puis marinées dans l'huile de sésame, assaisonnée de citron, de sel et d'ail et parfois de piment.

Dégustée à la fin du repas, en guise de pause-café, la choucroute de thé est restée largement répandue en Birmanie. On la déguste arrosée d'huile de sesame, agrémentée d'un assortiment de friandises croustillantes: pois et ail frits, sésame grillé et crevettes séchées. Elle sert aussi de nourriture à ceux qui on peut d'argent car c'est un excellent coupe faim que l'on trouve partout dans les petites gargottes.

Un grand merci à Anne-Claude Berthomier pour ces infos








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